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Obtention d'une convention CIFRE

par Aurélie Bruneau dans le cadre de sa thèse intitulée Autonomie et intégration de femmes migrantes dans le val de Marne : état des lieux et perspectives d'intervention socio-formative

  • Présentation


La convention CIFRE (Convention Industrielle de Formation par la Recherche) est un dispositif financé par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la recherche et mis en œuvre par l'Agence Nationale de Recherche et Technologie (ANRT).

Il permet la collaboration de recherche entre un laboratoire de recherche, une entreprise (privée ou publique) et un doctorant. L'intérêt réside dans le fait que le doctorant développe dans le même temps des compétences professionnelles favorisant la construction d'un projet professionnel pouvant permettre son insertion professionnelle à l'issue de son doctorat. De fait dans le cadre de cette convention, nous signons un contrat de travail avec l'entreprise. Nous sommes rémunérés et reconnus comme des salariés. La CIFRE est valable 3 ans.

 

Pour ma part, je suis actuellement agent contractuelle au sein d'une collectivité territoriale relevant des droits et devoirs incombant à ce statut. Le taux minimal de rémunération d'un contrat CIFRE est fixé chaque année par l'ANRT ; il s'élève à ce jour à environ 1600 euros nets/mois. Comme tout contrat de travail, il est possible de négocier son salaire au-delà avec son employeur. Le salaire est versé par l'entreprise/collectivité employeur qui reçoit une part importante de subventions de la part de l'ANRT.

 

Mon projet s'est construit de mai à décembre 2009, date d'acceptation officielle de la CIFRE. Les délais doivent prendre en compte les temps de rencontres avec d'une part, le directeur de thèse et l'équipe de recherche et d'autre part avec l'entreprise. Viennent les moments de construction de projets de recherche ET d'intervention en tant que professionnel avec chacune des parties. Puis, un dossier commun est déposé auprès de l'ANRT après acceptation d'une inscription au sein de l'Ecole doctorale à laquelle est soumis le projet de recherche. L'ANRT instruit le dossier sous 2 mois environ.

 

Je suis actuellement chef de projet chargée d'actions socio-langagières au sein du pôle Enfance-Famille au Conseil général du Val-de-Marne (94). Les missions professionnelles ont été préalablement négociées avec les responsables de la collectivité au vu du domaine et du projet de recherche. Par ailleurs, il est évident qu'il faut négocier au départ les conditions matérielles pour pouvoir mener à bien nos missions portées à la fois par une entreprise (en tant que salarié de cette dernière) ET une université (en tant que doctorant).


J'ai en charge l'élaboration et la mise en place d'une formation linguistique à visée professionnelle pour des femmes migrantes dans le domaine de la petite enfance. Ce travail de coordination de projet implique :

  • la mise en réseau partenariale (secteurs de la petite enfance, formation linguistique, insertion par l'économie)
  • l'analyse des besoins socio-langagiers et culturels
  • l'élaboration d'un référentiel de compétences
  • l'élaboration de cahier des charges et gestion de l'aspect financier
  • l'accompagnement, suivi et bilan du projet

Mon temps est à 50% consacré aux missions professionnelles (17H30) et les 50% autres au travail de recherche.


  • Thèse - UFRT - EA 4246 Dynadiv


Autonomie et intégration de femmes migrantes dans le val de Marne : état des lieux et perspectives d'intervention socio-formative

sous la direction de D. de Robillard

 

Résumé : Intégrer ou s'intégrer linguistiquement, quel gage de réussite dans un parcours d'insertion(s) ? Exploration de la problématique de la pluralité, de la contextualité et de la réflexivité dans les processus migratoires. La France, à travers sa population, ses institutions et ses espaces de socialisation n'a pas toujours pris la mesure des évolutions des parcours migratoires bouleversant sur certains territoires les relations sociales et professionnelles. A travers des méthodes réflexives - inspirées de la recherche qualitative, notamment par l'implication de l'intervenant-chercheur, nous explorerons l'idée de l'accompagnement des individus à produire des récits d'expériences sociolinguistiques et professionnelles, visant la construction explicitée d'une trajectoire socio-langagière, identitaire permettant l'autonomisation. Il semble évident que l'apprentissage stricto sensu du français ne peut, seul, assurer l'insertion de ces publics. Les notions d'accompagnement et de médiation sont a priori centrales pour permettre aux migrants de prendre la parole et de dé/reconstruire une place dans la société. Cette recherche veut apporter une contribution à la compréhension des processus d'insertion(s) de femmes inscrites dans des parcours migratoires.

 

Mots-clés : diversité linguistique et culturelle - réflexivité - parcours socio-formatif- accompagnement - citoyenneté


  • Communications et publications


    • 10 décembre 2009 : Colloque Régional Champagne-Ardenne « Ateliers sociolinguistiques », ACSé. Table ronde De l'apprentissage de la langue à un atelier socio-linguistique : quelles dynamiques ?
    • 25 Septembre 2009 : Journée d'étude « Langue(s), formation, intégration : les pratiques linguistiques en débat », association langues et communication, Université de Haute Bretagne. Communication : Insertion et autonomie sociolangagière : quand la réflexivité s'invite.
    • Mai 2008 : Colloque « Langue(s) et intervention », Université d'Arras. Communication : Parcours d'insertion : des autres, des langues, des espaces, Le cas d'un Atelier Socio.Linguistique. dans le Val-de-Marne.
    • Juin 2007 : Vème Colloque du RFS « Intervenir : appliquer, s'impliquer ? », Université d'Amiens. Communication : Parcours d'intégration : langues, complexité, réflexivité. Télécharger l'article.
    • Décembre 2006 : Colloque « Echos de ma langue », Lille. Communication : Insérer ou s'insérer linguistiquement ? Télécharger l'article.